Le système éducatif du supérieur

La formation  constitue sans doute l’un des leviers de développement pour n’importe quel pays car la ressource humaine  est la  matière première de toute société ; encore faut-il qu’elle soit compétente et compétitive pour  vraiment jouer pleinement sa partition dans le concert de la croissance économique d’un pays.

Par formation, nous entendons l’enseignement à travers la formation initiale universitaire et la formation continue à l’endroit des professionnels.

Nonobstant cette importance, force est de remarquer que les produits de nos universités et instituts supérieurs  dans le cadre des services ne répondent guère aux ententes du milieu professionnel : les tares sont criardes car les diplômes sont vides de compétences bien qu’étant imbibés de savoir.

Pour illustration, à la sortie de son cursus (licence ou master), l’étudiant en comptabilité n’est pas capable dans une organisation de mettre en place et de gérer convenablement le système comptable, d’enregistrer les opérations sur les supports adéquats après les avoir mis en place, d’éditer les états financiers, et ce manuellement ou grâce à un logiciel comptable : une première question donc se pose pourquoi ? La simplicité de la réponse est obvie : l’enseignement supérieur ne l’a pas appris et il n’a pas été  capable durant l’acquisition de son savoir à s’imprégner de la réalité d’un système comptable dans une organisation réelle. Il s’est contenté à apprendre ses cours et résoudre les exercices comme le système éducatif l’exige. Cette illustration peut être généralisée à toutes les filières de l’enseignement général supérieur.

La deuxième question est la suivante : à qui la faute ? Bien sûr c’est le système éducatif mis en place qui en est la cause première mais la balle peut être renvoyée à toute l’économie qui n’arrive pas à absorber les demandes de stages de ces étudiants et si elle y arrive (bien sur rarement), elle ne s’évertue vraiment pas à transmettre le savoir-faire à ces étudiants pour qu’ils soient prêts dès l’obtention du diplôme et ne pas être celui qui a un outil dont il ne sait pas s’en servir.

Le constat est alors alarmant : le système enseigne mais ne forme pas, le système transmet mais  n’apprends pas, le système donne alors des produits inadaptés, et la conséquence est là.

Une solution doit être impérativement trouvée et c’est à cela que répond le présent projet qui sera une alternative à cette problématique de l’enseignement universitaire afin de remplir les diplômes de savoir-faire, de professionnalisme et de compétence compétitive.

En conclusion, le taux de chômage chez les jeunes de niveau supérieur est le plus élevé avec 34,5%. Ceci est dû essentiellement à l’environnement socio-économique du pays mais surtout aux facteurs liés à l’employabilité que sont :

  • L’éducation est toujours de nos jours caractérisée par la mémorisation et la répétition au lieu d’être axé sur le raisonnement, la résolution de problèmes et les enjeux du monde réel. Si ce constat est d’actualité au niveau de l’enseignement primaire et secondaire, il est aussi valable pour le supérieur, d’où le déficit de compétence qui constitue un sérieux frein à l’employabilité des jeunes : une situation que déplorent beaucoup d’employeurs ;

 

  • Les cours théoriques du cursus universitaire général, l’insuffisance qualité de l’enseignement, le défaut d’apprentissage, la rareté des stages et la difficulté d’en bénéficier sont les principales causes de l’inadéquation formation/emploi accentuant encore le manque de compétence pratique et de chômage des jeunes diplômés ;

 

  • le manque d’expérience professionnelle dû à l’organisation du système éducatif qui ne combine pas enseignement théorique et formation dans l’entreprise (pour l’acquisition d’une expérience professionnelle) ;
  • le manque de formation pratique de ces diplômés pour accroitre leur compétence et leur employabilité et résoudre le problème de la théorie de leur cursus ;
  • l’inadéquation entre la formation et les besoins du marché du travail qui restent peu connus par les acteurs, faute d’études récentes et prospectives, d’une part et de la faiblesse du partenariat public-privé dans le cadre de la formation, d’autre part ;
  • Le défaut d’esprit entrepreneurial est l’une des causes du chômage et de la pauvreté des jeunes ;

 

  • La non incubation et le non accompagnement des jeunes entrepreneurs constituent les principales causes de leurs échecs alors que ce n’est plus à démontrer l’importante contribution des PME à la lutte contre le chômage et la pauvreté ;
  • La difficulté d’accès aux financements pour ces diplômés du supérieur.

 

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